mardi 14 décembre 2010
My Own Mad Hatter
Il était assis contre un immense chêne. Les nuages roulaient au-dessus de lui. Il regardait dans le vague, la pointe de son couteau tournée vers le coeur. Le vent soufflait. Il suffisait d'un geste. Il suffisait de se laisser glisser tout doucement vers ses bras, vers sa voix toute douce qui chantonnait en nous berçant. Sa voix qui nous endormait. L'obscurité se creva et apparut alors un rayon. Un de ces rayons qui chauffent instantanément. Il vit la Nature renaître, le Soleil gagnant sur l'Ombre et éclairant tout au fur et à mesure de l'ouverture qu'il avait faite de son rayon acéré. L'herbe devint verte, les arbres s'illuminèrent, de jaune, de rouge, de marron. L'or des forêts lointaines se mêlait avec l'émeraude des sapins, tout semblait pousser un énorme cri de triomphe, comme si ce réveil était le signe d'une victoire. Il replia son couteau et le rangea dans sa poche. Il suffisait d'un geste. D'un réveil de la nature, d'un rappel de la Beauté Originelle, il suffisait d'un geste pour l'endormir comme pour le réveiller.
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écris un livre
RépondreSupprimertu peux
gros peder
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