jeudi 23 décembre 2010

La douceur de sa peau qui venait embrasser mon regard

Chopin. Nocturne n°2. Quelques notes au piano, douces. De petites gouttes de cristal qui tombent sur un velours pourpre. Le réveil d'une jolie demoiselle. Le soleil vient de traverser la fenêtre de sa chambre et s'est allongé à côté d'elle en lui caressant le visage. Elle ouvre tranquillement les yeux, se réveille dans son grand lit aux draps blancs. Un joli dimanche lumineux comme dans les tableaux de Monet. Elle s'étire, un fin sourire aux lèvres. Elle se lève, en direction de la fenêtre et attend comme chaque matin de voir passer ce jeune homme, aux alentours des neuf heures. Il arrive, de sa démarche calme, elle le voit en bas dans la rue. A demi cachée derrière les rideaux, elle le regarde. Elle ne connaît pas son nom, ne sait pas où il habite, ce qu'il fait dans la vie, ni rien. Mais ça ne l'intéresse pas. Elle boit un chocolat chaud en regardant la rue prendre vie peu à peu. Le matin est doux, le ciel est clair et Mademoiselle se sent heureuse.

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