J'ai décidé de tuer le Scorpion et de me mettre à vivre un peu.
Bonjour à tous.
mardi 30 novembre 2010
Un rayon de soleil dans un grand ciel blanc et froid. Pourtant ce simple trait de lumière me réchauffait assez les zygomatiques pour sourire à nouveau
Scribouillé à la plume par votre Humble,
Flo
Pile-poil à
11/30/2010 04:27:00 AM
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Objection(s) votre Honneur !
lundi 29 novembre 2010
Le scorpion m'a ouvert les entrailles pour y déposer le plus noir de ses venins
Comme une déchirure soudaine. Le scorpion avait hurlé et son râle violent, perçant et glacé m'avait écorché les tripes.
Scribouillé à la plume par votre Humble,
Flo
Pile-poil à
11/29/2010 12:13:00 PM
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Objection(s) votre Honneur !
jeudi 25 novembre 2010
'Cause boys don't cry
C'était à cette heure de la nuit où tout dort. Minuit, l'heure où les vampires sortent pour écouter les frères Jacques ou embrasser des filles-arbres. La route est éclairée par la lune et je vois mon ombre qui s'allonge devant moi. Je fais peur avec ce manteau, on dirait Jack l'éventreur, ou un grand oiseau de mauvais augure. Le long d'une route, sans aucun bruit. Au loin, une danseuse papillonne en chantant "I wanna be loved by you" de Mademoiselle Monroe. J'ai The Cure en tête et je regarde les étoiles, j'y reconnais la petite Ourse. L'autre constellation que je connais je la vois pas. Je trouve une idée pour un dessin et soudain surgit un souvenir au hasard. Je souris. Je m'arrête en plein milieu de la forêt sur ce rocher. Je regarde le ciel un peu. C'est joli quand il y a peu d'étoiles mais qu'elles sont comme éclatées. Un point où il y en a plein et le reste est caché ça et là. Le bruissement des feuilles, comme un chant très doux qui s'élève dans la nuit. Pendant une soirée le scorpion a arrêté de hurler.
Scribouillé à la plume par votre Humble,
Flo
Pile-poil à
11/25/2010 09:05:00 AM
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lundi 15 novembre 2010
Un rare sourire en cette journée novembresque
Scorpion
O rare and perfect creature
Who has made your nest in me
I'm on my way home to you
singing with the lips
you bloodied out of jealousy
I am your world
I am your wall
You are the last scorpion
Who never longed to be a man
It is only in my heart
that you can dream
of your relentless invasion
of the sunlit plain
when you moved among the numberless
and a woman far more beautiful
than I am
was your invisible queen
Scorpion scorpion
master of the hollow stone
I will not let them crush you
I do not like their reasons
My heart is numb and swollen
from keeping you
in the safety of your anger
I never could foretell
the loyalty that would claim me
They will not wear you on a brooch
they will not watch you
in a paperweight
I am your dominion
I am your exercise
You hate the world I visit
and I am punished
by your solitary truth
Everything you say
about the world is true
Trouvé par hasard dans un bouquin de poèmes de L. Cohen, j'ai trouvé ça amusant comme coïncidence
O rare and perfect creature
Who has made your nest in me
I'm on my way home to you
singing with the lips
you bloodied out of jealousy
I am your world
I am your wall
You are the last scorpion
Who never longed to be a man
It is only in my heart
that you can dream
of your relentless invasion
of the sunlit plain
when you moved among the numberless
and a woman far more beautiful
than I am
was your invisible queen
Scorpion scorpion
master of the hollow stone
I will not let them crush you
I do not like their reasons
My heart is numb and swollen
from keeping you
in the safety of your anger
I never could foretell
the loyalty that would claim me
They will not wear you on a brooch
they will not watch you
in a paperweight
I am your dominion
I am your exercise
You hate the world I visit
and I am punished
by your solitary truth
Everything you say
about the world is true
Trouvé par hasard dans un bouquin de poèmes de L. Cohen, j'ai trouvé ça amusant comme coïncidence
Scribouillé à la plume par votre Humble,
Flo
Pile-poil à
11/15/2010 11:43:00 AM
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Objection(s) votre Honneur !
Les scorpions et les araignées dansent un tango diabolique
"I'm beginning to hear voices and there's no one around
Well, I'm all used up and the fields have turned brown
I went to church on Sunday and she passed by
And my love for her is taking such a long time to die
I'm waist deep, waist deep in the mist
It's almost like, almost like I don't exist
I'm 20 miles out of town, in Cold Irons bound"
Well, I'm all used up and the fields have turned brown
I went to church on Sunday and she passed by
And my love for her is taking such a long time to die
I'm waist deep, waist deep in the mist
It's almost like, almost like I don't exist
I'm 20 miles out of town, in Cold Irons bound"
Bob D. Cold Irons Bound
Scribouillé à la plume par votre Humble,
Flo
Pile-poil à
11/15/2010 04:33:00 AM
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Objection(s) votre Honneur !
dimanche 14 novembre 2010
And I say I don't know what's going on
Comment peut-on en être réduit à ça ? A un simple scorpion qui vous noue les entrailles, vous donne envie de vomir et vous regarde vous traîner de son air hautain ? Comment peut-on en arriver à voir tout en noir au point de vouloir rejoindre le Grand Inconnu ? Par quelle force cette bête peut arracher toutes les émotions qui nous constituent et fait s'effriter le doux masque de l'Insouciant Sourire ? Comment est-elle arrivée là, cette chose immonde et glaciale ? Y est-elle depuis toujours ? Etait-elle reclue dans un coin d'Ombre en attendant le moment propice pour lancer à la vitesse de l'éclair son épée sur mes entrailles ? Comment faire pour me débarasser du venin ? Existe-t-il un antidote ou bien suis-je condamné à sentir ses huit pattes froides courant le long de mes parois et son aiguillon dressé comme une épée de Damoclès , prêt à s'abattre impitoyablement à n'importe quel moment, à n'importe quel endroit ? Le Scorpion me rend fou et s'en félicite; c'est exactement ce qu'il veut, que je devienne fou et que je rampe à ses pieds, mortel et si vulnérable. Il veut avoir un contrôle total et se délecte de la vacuité qui emplit mon enveloppe. Il triomphe, majestueux, paradant dans le désert de mon corps et de mon esprit, contemplant ses sujets: l'Absence, l'Indifférence, le Vide.
Scribouillé à la plume par votre Humble,
Flo
Pile-poil à
11/14/2010 11:12:00 AM
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vendredi 5 novembre 2010
Waltz n°7 in C sharp minor, Op. 64, 2
Paris. Un dimanche après-midi d'automne. Il pleut de ces pluies joyeuses où le ciel a une teinte grise et sépia. Un air de Chopin s'échappe d'une fenêtre ouverte et une plume volette dans l'air. Le claquement des talons aiguilles sur les pavés glissants. Le battement régulier des passants sur les escaliers de Montmartre. La danse des parapluies noirs qui courent le long des trottoirs. La plume tombe en tournoyant telle une danseuse et se pose doucement sur un banc dont la peinture écaillée est martelée par la pluie. Le parc est désert, la fontaine est éteinte et les allées de gravier deviennent des chemins de boue glissants où les enfants ne courent plus bruyamment. Il y a bien longtemps que ce parc est ouvert et il a vu défiler les ombrelles et les longues robes claires des dames endimanchées venues là pour lire un roman d'amour et laisser les enfants jouer au cerceau. Il a vu les jeudis ensoleillés jouer les culottes courtes sur les pelouses pourtant interdites et près du bassin, quand ce n'était pas dedans. Il a vu des papas qui emmenaient leurs fils pour essayer le nouveau cuirassé télécommandé et s'est rendu compte que c'étaient les papas qui jouaient le plus avec, un sourire enfantin accroché au visage pendant que le fiston boudait et attendait impatiemment que son père se rappelle que 40 ans est un âge bien trop élevé pour devenir amiral.
Ce parc a vu des centaines d'histoires se faire et se défaire ici. La jeune fille qui venait ici toutes les semaines pour prendre l'air et qui un beau jour sur son banc a trouvé ce charmant jeune homme perdu qui s'était posé là par hasard. La femme triste qui pleurait sur son banc en regrettant les jours heureux. L'enfant qui s'était égratigné le genou et qui séchait ses larmes à côté de sa maman toute douce qui lui avait acheté une glace pour le consoler. La vieille dame qui donnait à manger aux canards, le vieux monsieur qui regardait dans le vague. L'écrivain qui venait trouver l'inspiration là. Les jeunes gens qui se promenaient en s'enlaçant du regard. La jeune mère qui promenait son bébé dans son landau. Et les vagabonds qui venaient jouer un peu d'accordéon ici. Les oiseaux se promenaient et papillonnaient et tout ce petit monde était contenu à travers les âges dans ce square. La plume reprend son envol sous une brise légère et doucement, la pluie s'arrête. Je vois bien que je vous parle trop. Ecoutez seulement le titre et regardez la scène, mademoiselle ou bien monsieur. Vivez, je vous en prie. Merci d'avoir pris le temps de m'écouter, je reviendrai un autre jour, c'est promis, sur ce même banc, j'aurai le même parapluie sombre et encore une histoire à vous raconter, alors à la prochaine ma chère ou mon cher, je me retire dès à présent.
Ce parc a vu des centaines d'histoires se faire et se défaire ici. La jeune fille qui venait ici toutes les semaines pour prendre l'air et qui un beau jour sur son banc a trouvé ce charmant jeune homme perdu qui s'était posé là par hasard. La femme triste qui pleurait sur son banc en regrettant les jours heureux. L'enfant qui s'était égratigné le genou et qui séchait ses larmes à côté de sa maman toute douce qui lui avait acheté une glace pour le consoler. La vieille dame qui donnait à manger aux canards, le vieux monsieur qui regardait dans le vague. L'écrivain qui venait trouver l'inspiration là. Les jeunes gens qui se promenaient en s'enlaçant du regard. La jeune mère qui promenait son bébé dans son landau. Et les vagabonds qui venaient jouer un peu d'accordéon ici. Les oiseaux se promenaient et papillonnaient et tout ce petit monde était contenu à travers les âges dans ce square. La plume reprend son envol sous une brise légère et doucement, la pluie s'arrête. Je vois bien que je vous parle trop. Ecoutez seulement le titre et regardez la scène, mademoiselle ou bien monsieur. Vivez, je vous en prie. Merci d'avoir pris le temps de m'écouter, je reviendrai un autre jour, c'est promis, sur ce même banc, j'aurai le même parapluie sombre et encore une histoire à vous raconter, alors à la prochaine ma chère ou mon cher, je me retire dès à présent.
Scribouillé à la plume par votre Humble,
Flo
Pile-poil à
11/05/2010 12:28:00 PM
2
Objection(s) votre Honneur !
Le flottement de vos Oniries mêlé à l'onde transparente des eaux de la mémoire
Se souvenir, et imaginer.
C'est assez bizarre et amusant de se rendre compte comment l'esprit change la réalité. C'est effrayant et excitant de prendre conscience d'un tel pouvoir. L'imagination, la faculté de créer. D'une simple feuille, d'un pinceau et d'un flacon d'encre de chine, tirer une créature, une femme, un homme, un monde. De l'agencement de certaines lettres choisies et du choix d'un sens donné à chaque mot arriver à montrer des images à ceux qui savent que faire de ces lignes. D'ondes plus ou moins savamment agencées parvenir à réveiller des émotions, nouvelles ou enfouies. Je ne comprendrai jamais les gens qui n'aiment pas la musique, le dessin, l'écriture ou la lecture. Je ne comprends pas comment les gens peuvent se passer de l'Art.
Certains sont plus doués que d'autre mais chacun à sa volonté propre, et comme disait Van Gogh qui maintenant ne va plus très bien "Il ne faut point mépriser ce qui est Médiocre, et savoir que cela aussi représente quelque chose, que l'on arrive à ce Médiocre qu'au prix d'une grande source d'efforts".
Comment peut-on se passer d'une telle puissance, d'une telle liberté, d'un tel refuge ? Comment peut-on ne pas s'y intéresser et y renoncer parce qu'on ne se trouve pas doué ? Dessinez, jouez votre musique, écrivez, continuez sans relâche pour arriver à quelque chose et n'abandonnez pas, donnez votre vie à l'Art. Je le veux.
C'est assez bizarre et amusant de se rendre compte comment l'esprit change la réalité. C'est effrayant et excitant de prendre conscience d'un tel pouvoir. L'imagination, la faculté de créer. D'une simple feuille, d'un pinceau et d'un flacon d'encre de chine, tirer une créature, une femme, un homme, un monde. De l'agencement de certaines lettres choisies et du choix d'un sens donné à chaque mot arriver à montrer des images à ceux qui savent que faire de ces lignes. D'ondes plus ou moins savamment agencées parvenir à réveiller des émotions, nouvelles ou enfouies. Je ne comprendrai jamais les gens qui n'aiment pas la musique, le dessin, l'écriture ou la lecture. Je ne comprends pas comment les gens peuvent se passer de l'Art.
Certains sont plus doués que d'autre mais chacun à sa volonté propre, et comme disait Van Gogh qui maintenant ne va plus très bien "Il ne faut point mépriser ce qui est Médiocre, et savoir que cela aussi représente quelque chose, que l'on arrive à ce Médiocre qu'au prix d'une grande source d'efforts".
Comment peut-on se passer d'une telle puissance, d'une telle liberté, d'un tel refuge ? Comment peut-on ne pas s'y intéresser et y renoncer parce qu'on ne se trouve pas doué ? Dessinez, jouez votre musique, écrivez, continuez sans relâche pour arriver à quelque chose et n'abandonnez pas, donnez votre vie à l'Art. Je le veux.
Scribouillé à la plume par votre Humble,
Flo
Pile-poil à
11/05/2010 12:04:00 PM
2
Objection(s) votre Honneur !
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