mercredi 23 décembre 2009

Juste une citation en passant, parce que je la trouve jolie.

"Et puis est-ce qu'on a besoin de naviguer pour vivre ?!
Est-ce que Panisse navigue lui ? Non, pas si bête. Lui, il fait des voiles, pour que le vent emporte les enfants des autres".

Marcel P.

dimanche 29 novembre 2009

Comme un abattement passager

"L'homme ne peut léguer à l'homme que la peine. En pente à perdre pied, inexorable estran. Sors dès que tu pourras et n'aie jamais d'enfant."
L.S.

mercredi 25 novembre 2009

And I feel now a piece of past.

Ferme les yeux. Reste allongé. Tu sens ce petit vent froid ? Celui qui passe juste au dessus de toi sans te faire frissonner. Tu as froid juste comme il faut. Le ciel est bleu. Pendant cinq minutes, tu te crois à la mer. Tu n'entends plus les bruits autour, juste le glissement du vent. Tu sens le soleil sur ta peau et de lointains bruits remontent jusqu'à devenir réels. Un bruit de vagues. Une voix familière qui te parle. T'es pas endormi non, tu remontes juste dans le temps.
Quelqu'un s'avance pour te parler, tout disparaît d'un coup. Tu te demandes si c'était réel, si pendant ce temps t'étais réellement là. Ça te l'avait déjà fait avant. En passant à des endroits, en faisant un geste, en sentant une odeur, en voyant quelque chose, en mangeant certains plats, t'avais eu à nouveau 8 ans. Comme ces fins d'année dans le théâtre où dans la pénombre des coulisses encore silencieux et vides, tu redeviens le Petit Poucet, celui d'il y a 9 ans.
Et quand tu effleures un objet que tu pensais perdu, ce frisson qui te secoue la tronche à 100 à l'heure, tu sais pas d'où ça vient, ça dure deux secondes, ça t'électrocute les Pensées et ça s'en va, aussi soudainement que c'est né.
Comme des morceaux de passé restés attachés à un endroit et qui viennent l'espace d'un instant rattraper leur retard en t'arrachant au présent.

lundi 23 novembre 2009

Parodie et génie riment, étonnant non ?

Sur le collier du chien que tu laisses au mois d'août
Sur la vulgarité de tes concours de pets
Sur l'étendard nazi et sur le drapeau rouge
Sur la rosette au coin du vieillard officiel
Sur les blousons kaki, sur les képis dorés
Sur le cul blanc des féministes
Sur le mandrin des misogynes
Sur le béret obtus des chauvins aveuglés
Sur la croix des cathos, le croâ des athées
Sur tous les bulletins et sur toutes les urnes
Où les crétins votants vont se faire entuber
Sur l'espoir en la gauche
Sur la gourmette en or de mon coiffeur de droite
Sur la couenne des connes aplaties sur les plages
Sur l'asphalte encombré de cercueils à roulettes
Sur les flancs blancs d'acier des bombes à neutron
Que tu t'offres à prix d'or sur tes impôts forcés
Sur la sébile humiliante et dérisoire
Qu'il faut tendre pourtant à tous les carrefours
Pour aider à freiner l'ardeur des métastases
Sur le mur de la honte et sur les barbelés
Sur les fronts dégarnis des commémorateurs
Pleurant au cimetière qu'ils ont eux-même empli
Sur le petit écran qui bave encore plus blanc
Sur l'encéphalogramme éternellement plat
Des musclés, des Miss France et des publicitaires
Sur l'étendard vainqueur de la médiocrité
Qui flotte sur les ondes hélas abandonnées
Aux moins méritants des handicapés mentaux
Sur la Bible et sur Mein Kampf
Sur le Coran frénétique
Sur le missel des marxistes
Sur les choux-fleurs en trop balancés aux ordures
Quand les enfants d'Afrique écartelés de faim
Savent que tu t'empiffres à mourir éclaté
Sur le nuage
Sur la lune
Sur le soleil atomique
Sur le cahier d'écolier de mes enfants irradiés
J'écris ton nom
HOMME.

Pierre Desproges

dimanche 22 novembre 2009

Dandy manché

Mh. Oui ? Entrez. Ah, c'est vous ? Ça me fait plaisir de vous voir. Peu de lumière, juste une lampe et du jazz en musique de fond. On en est à Count Basie et Ella Fitzgerald, Dream a little dream of me. Une très belle chanson. Je me sens merveilleusement bien mais quelque chose a changé, juste aujourd'hui ça s'est passé. Mais je saurais pas dire quoi. L'air me paraît plus libre qu'avant et je me sens différent. J'ai l'impression que tout est plus fluide, que tout glisse. Bref. On s'en fout. j'ai face à moi un réveil rétro arrêté, une tasse à café rétro vide, une vieux bout de verre cassé. Comme si le passé s'était réellement détaché de moi, alors que je ne l'ai jamais senti aussi omniprésent. En me relisant, je me trouve con, stéréotypé. C'est pas de la psychologie inversé, juste de l'incompréhension, si vous comprenez tant mieux, vous êtes bien les seuls.
La musique a une grande importance dans ma vie, comme tous les ados à cet âge-là, j'suis même pas original avec mon iPod. Tout à l'heure je regardais cette petite tasse de café sur mon bureau -elle y est encore- et je me disais qu'elle semblait sortie d'une affiche des années 50. Elle est belle, rassurante. Mon réveil aussi. Le passé me rassure, c'est comme ça, l'avenir est tellement flou que je me retourne tout le temps. J'aimerais être écrivain, ou poète ou peintre torturé. Un de ces titres de noblesse qui sonnent très très bien et qui vous assurent une totale liberté.

"J'suis pas un poète, j'aime pas le mot déjà, si je devais me définir, j'dirais que j'suis un raconteur d'histoires"
Bob D.

samedi 14 novembre 2009

Conversation, près d'un ange et pas loin d'un ragondin"

"Je me rappelle de la mort de Mesrine, il est mort à travers les voitures", "Josiane elle est fière de ce qu'elle a vu mais elle n'est fière de rien", "Roland il fait de la guitare", "Il volait l'argent des riches pour se déguiser en pauvre"

Toute une journée sans montre. Acheter des crayons de couleur aquarellables pour essayer, parce qu'on a vu que c'était joli sur d'autres dessins. Et effectivement c'est beau. Dessiner des visages inconnus. Penser à plus tard, penser à hier. Dessiner des choses loufoques et bizarres pour des gens qui se remettent à dessiner. Chercher son appareil photo. Aller emprunter son ampli de 80 watts à son voisin. Ecouter -M- toute la journée. Ecrire à une amoureuse. Se dire qu'il fait pas terrible et que le soleil estival c'était trop chouette. Lire les états d'âme d'un personnage hugotien contant son dernier jour et être littéralement happé par son histoire. Se questionner sur des trucs pas très importants, balayer des grandes questions du revers du regard. Mourir une énième fois.

samedi 7 novembre 2009

"A-R-T-H-U-R R-I-M-B-A-U-D"

"Qui a dit que j'étais sincère ?
-Vous n'êtes pas sincère ?
-Pas plus que vous. J'suis pas plus sincère que vous.
-...
-C'est simple, vous voulez que je vous dise ce que vous voulez m'entendre dire."

Bon. Encore une fois, bonsoir. Il commence à se faire tard, et je vous écris. Pourquoi ? Pourquoi par cette froide soirée novembrale vous écrirais-je ? Pour combler une solitude pesante et nouvelle qui, bien qu'elle n'ait pour origine moins de la semaine, me brûle les entrailles ? Pour étaler une fois de plus mon esprit plus ou moins éveillé à la gueule ? Pour me dévoiler encore un peu plus en faisant croire que je n'aime pas ça ? Ou est-ce pour passer le temps, laisser courir mes doigts sur des touches de plastique ?
Un peu tout ça à la fois sûrement. De toute façon, on s'en fout. La trace intéresse d'abord, on se questionne sur sa raison dans un second temps seulement, et nous sommes encore dans le premier. J'ai l'impression d'être double en permanence. D'un côté je n'aime pas me dévoiler, de l'autre j'ai besoin d'écrire. Un jour je me fous de votre avis, le lendemain je n'écris plus que pour vous. Il est des nuits où je prends plaisir à écrire, d'autres ne se résumant qu'à des déchirements de feuilles encrées. Je ne suis pas schizophrène au sens médical du terme, je le suis seulement pour la beauté du mot, comme d'autres aiment le mot "concupiscence" en vous le disant droit dans les yeux. Je sais que je suis en bonne santé, je veux juste pouvoir me dire Artistiquement Schizophrène, comme je suis Égoïste Artistique et "Voyageur Esthète". J'ai envie de naviguer en permanence mais le Train m'attire tout aussi fortement. J'aime et je méprise. Je vole et je reste sur la Route. Je ne suis pas seulement moi mais Je et un Autre.

mercredi 28 octobre 2009

"Vous ouvrir mon coeur à la page 17"

Je plane, je me fous du reste.
Je flotte dans un monde qui n'est pas le mien. Je n'aurais jamais dû y entrer.
Je suis fasciné par tout ce qui m'entoure alors que tout le monde semble blasé.
Je suis émerveillé par toutes ces enseignes lumineuses dans les villes, par les lumières qui défilent de partout en voiture la nuit. Par ces autres dimensions créées par la musique, la mémoire ou le temps.
Le plus petit objet m'intrigue. Un simple stylo bille peut être rattaché à une multitude de choses.
Me dire que jamais je ne connaîtrai ne serait-ce que la population entière du Vaucluse me fascine, tant cela est absurde. Le monde est si complexe, sous toutes ses formes, et la vie est si courte, comme si on se moquait de nous. Comme un éphémère qui devrait apprendre toute la musique, c'est impossible.
J'essaie de me comprendre mais j'ai du mal.
J'essaie de comprendre les autres mais ne me comprenant pas, je n'y arrive pas.
Je me sens extérieur à tout. Il est des choses dont tout le monde verra un côté, eh bien moi je verrai un autre. Pas par esprit de contradiction, mais comme ça.
Je déteste les gens qui ont pour vocation de vous aider à penser "normalement". Ce sont les plus dénués de pensée, justes des blocs remplis de choses apprises par coeur.
Je ne désire pas vivre selon un modèle ou une habitude prise par les Gens.
Je veux vivre selon mon idée du Bonheur. Je n'y peux rien. Et puis c'est très commun en fait, de vivre en recherchant le bonheur. Mais combien le recherchent vraiment, et combien vont trouver une interprétation dans ce qu'ils ont déjà au lieu de partir à sa rencontre véritablement ?
Pourquoi je vous écris tout ça ? Pourquoi je ne peux pas le garder dans un de mes nombreux journaux personnels ? Parce que je veux être lu cette fois. Comme ça, parce que je l'ai décidé.
Je me sens parfois un peu double, triple ou même plus. Et pourtant il subsiste un fil conducteur, que je ne saurais nommer. On va dire que c'est ma personnalité pour les gens qui veulent absolument donner un nom.
La musique envahit la pièce et moi je suis là, flottant, comme un véritable nuage.
Tu te laisses porter. Et c'est tout, tu vis. Fermez les yeux. N'ayez crainte, je reste à côté de vous, je vous guide.

dimanche 25 octobre 2009

"Corpulent, et tout de même magnifique"

Ça faisait longtemps qu'il avait pas écrit.
Et puis il avait envie d'écrire.
Du coup il écrit.
C'est logique non ?
Il a choisi d'adopter un côté Dandy. Il veut le même chapeau que Gavin.
Il veut partir sur les routes, mais ça, ça commence à se savoir.
Il a envie de tout casser pour construire un truc nouveau.
Il a envie de plein d'autres choses.
Il vous souhaite la bonne nuitée.

mercredi 30 septembre 2009

La liste des choses à faire absolument avant de mourir

1. Voyager comme un vagabond.
2. Entrer aux beaux-arts.
3. Faire un concert dans un café.
4. Jouer de la guitare avec des inconnus.
5. Prendre une photo où l'on verrait un orchestre entier jouer dans un champ.
6. Lire toute une bibliothèque.
7. Acheter un costume 3 pièces et un haut de forme de 1 mètre.
8. Avoir un appartement sous les toits.
9. Courir sur les toits de Paris.
10. Jouer le rôle d'un fou.
11. Gagner au moins une partie d'échec contre mon père.
12. Apprendre à chanter.
13. Faire un saut en parachute.
14. Avoir un petit voilier
15. Apprendre quelque chose à quelqu'un que je ne connais absolument pas.
16. Manger du ragoût de boeuf.
17. Ecrire.
18. Dessiner.
19. Eviter de mourir comme un con (genre en s'étouffant avec un os de poulet ou en tombant d'une échelle)
20. Aller boire un coup avec Gainsbourg, Desproges, Louis Armstrong, Coluche et tout le reste de la bande si le numéro 19 échoue.
21. Pouvoir enfin réussir des portraits.
22. S'allonger près d'une rivière et écouter l'eau couler.
23. Faire un article plus léger et plus peace.
24. Peindre le portrait de Dorian Gray
25. Revoir une oeuvre de Keith Haring
26. Acheter des timbres.
27. Peindre un tableau immense.
28. Prendre l'avion.
29. Ecrire un livre.
30. Finir l'histoire de Monsieur Bleu.

To Be Continued.

dimanche 13 septembre 2009

"j't'ai rapporté des caresses, où est-ce que je les pose ?"

Je voudrais plonger dans une grande bassine d'eau froide. Un de ces univers immenses et vides. Où la musique est profonde est languissante. D'immenses animaux marins passeraient lentement à côté de moi, on ne verrait pas le fond. Plonger dans un vide bleu marine. Sentir une apesanteur aquatique et se laisser envelopper par un froid intemporel. L'écho. N'entendre que lui.
Comme une sorte de nouvelle vie, oublier toute notion de société, juste moi et l'eau, rien d'autre. Rien. Le soleil n'existe plus, les autres n'existent plus, la mort n'existe plus, seuls existent les créatures marines, l'eau, le froid, la musique et moi.
Vivre éternellement dans cette sphère glacée placée au milieu d'un Infini.
Et rester là, à voler perpétuellement.

dimanche 6 septembre 2009

We don't need no thought control

"Ca se voyait tant que ça ? s'inquiéta le vieux petit garçon.
-Non, non, je te rassure. A peine. C'était presque aussi discret que les costumes de Nounou..."

Bon, qu'est-ce que je vais pouvoir vous dire aujourd'hui ? Mis à part que la citation juste au-dessus n'a aucun rapport avec le texte qui va suivre ? Non je sais. Je vais vous dire qu'aujourd'hui il fait beau, que j'ai un médiator violet et transparent. Que j'ai mangé à peine ce midi. Que j'ai pas faim pour autant, que ma guitare est jolie et que le soleil dans un ciel bleu c'est beau. Je vais vous dire que j'ai pas envie que ça s'arrête un dimanche ensoleillé comme ça, je vais vous dire que rien que ces mots "dimanche ensoleillé" portent tellement de souvenirs depuis que je suis tout petit que je suis heureux rien que de les écrire, les lire, les entendre. Que j'ai trois carnets à finir. J'ai envie de vous dire à tous que j'ai une sorte de boule dans le ventre qui alimente en permanence un sourire sur ma tronche, on appelle ça un bonheur. C'est très dangereux, ça rend heureux.

Bordel, je voudrais redevenir enfant juste aujourd'hui. Redevenir un chevalier sans peur avec une épée en bois et on aurait dit que j'avais une armure magique. Courir dans la forêt contre l'ennemi avec 100 million d'hommes derrière moi qui seraient prêt à en découdre avec cette armée de démons mais en réalité c'est un copain mais on aurait dit que c'était le roi des démons. Je veux revenir à la maison à 16h00 complètement essoufflé et manger un sandwich à la confiture de fraise, se laver les mains pour pas que ça pègue et retourner dans la forêt se faire des bleus et des égratignures en rigolant bien et en disant qu'à la fin on fait la paix.
Je veux sentir cette boule dans la gorge en faisant mon cartable et en me disant que l'école c'est nul et que je vous le demande, à quoi ça sert une division et en maudissant cet imbécile de Charlemagne.
Manger un pain au lait avec du chocolat tout écrasé à dix heures en jouant aux billes et se mettre bien en rang en tenant la main d'une amoureuse à qui on n'a jamais dit je t'aime parce qu'on n'osait pas. Et être tout heureux et tout timide juste parce qu'on lui tient la main. Connaître par coeur "le cancre" de Jacques Prévert et sourire comme un fou quand c'est l'heure des mamans.
Rentrer chez soi, faire ses devoirs en tirant la langue sur le côté quand on écrit, colorier des dessins au crayon de couleur et courir vers son papa quand il rentre de l'étude. Bien finir toute son assiette pour pouvoir regarder la télé cinq minutes et s'endormir pour partir dans un monde inconnu de la science.

Ouais, je veux refaire ça.

vendredi 4 septembre 2009

Non, pas de titre, j'en reçois bientôt vous inquiétez pas.

Je suis dans l'obscurité. Enveloppé dans un écrin noir et chaud. Je le sens qui se resserre. Je m'enfonce dans un lac. J'entends quelqu'un respirer dans le noir, très loin et très proche. Le lac disparaît, le velours sombre aussi. C'est moi qui respire. L'eau est froide, noire, opaque et translucide en même temps. Elle disparaît et je ne sens ni ne vois plus rien, et là, dans une absence totale de lumière, oubliant tout, mes rêves et mes cauchemars, je m'endors.

mercredi 2 septembre 2009

Robert Allen Zimmerman

"And you better start swimming or you'll sink like a stone, for the times they are a-changin"

S'adapter aux temps qui changent. Mouais, enfin maintenant ça change plus trop. Enlève tes écouteurs. Eteins ton iPod Nano-Chromatique de 8 Gigaoctets, crée par Apple, designed en Californie et assemblé en Chine.

Tu es ici totalement par hasard. Il y avait une chance sur je sais pas combien de millions pour que tu viennes au monde et devenir tel que tu es en ce moment. La notion même de vie est un pur hasard. Enfin non, c'est le fruit d'une causalité, un peu comme tout. Mais imagine le nombre de probabilités. Un seul truc changeait et tu pouvais ne jamais exister.
D'ailleurs tu es absurde, tu viens au monde. Et tu meurs, en ayant plus ou moins grandi entre les deux. C'est stupide, on sait pas pourquoi t'es là, tu arrives, tu fais coucou au monde et tu t'en vas.
Ca n'a pas de sens.

Tu nais, tu grandis un peu, tu découvres, si t'es "normalement constitué", qu'un arbre c'est en bois, que le ciel est bleu et que la terre est plate. Tu apprends à connaître la mort, l'ivresse des sensations, les p'tits bonheurs, la chance, le partage, l'amitié, l'Amour, bref toute ces conneries qui s'appellent la vie et qu'on voit dans les livres d'image en n'y croyant jamais. Alors que c'est pour de vrai.

Le lecteur va se dire ici "Pourquoi ce petit con -vous me flattez- me raconte-t-il des choses que je sais déjà ?" Parce que je ne sais pas quoi écrire, mais que j'ai promis quelque chose de pas trop déprimant à une gens, je lui ai dit aussi que j'improvise totalement mes textes. Donc elle ne sera pas (trop) choquée de voir un truc aussi décousu que ça. Elle me connaît un peu quand même.

Well there's far too many questions to ask,
To answer all of them tonight.
For I wear, too many masks,
To tell if any of them are wrong or right.
And confusion casts a shadow upon me,
Like a great big cloud in the sky.
And now I pray for rain
Cause it's been so long since I let myself cry ~

lundi 31 août 2009

Présentation approximative et pas tout à fait juste ni tout à fait fausse de moi-même

Bonjour, bonsoir, on s'en fout.

"Art is my name". Quel nom prétentieux hein ? Qui est ce petit panda pédant pensant pouvoir se faire passer pour l'art pendant que d'autres se sentent impuissants face à une toile immaculée ?
Quelle prétention, quel culot !

Ouais. Et j'assume en plus, oui je le dis, l'Art est mon nom. Et je le pense. Voir votre indignation face à tant de suffisance me fait rire. Un peu. Parce que vous ne pouvez rien faire contre ça, un nom c'est un nom, vous pouvez hurler, me casser la gueule ça ne changera rien.

Bref, la partie "je vous emmerde je fais ce que je veux" est passée.
Je m'appelle F. (mais vous pouvez m'appeler F. ça me va aussi) et je suis un garçon un peu fou qui aime la musique, et d'autres trucs aussi. Je respire de temps en temps, ça aide à la survie paraît-il. J'aime bien les boîtes à meuh et me moquer de mes lecteurs. Des fois non. Des fois je suis gentil quand même. Un peu.
J'essaie d'être un peu original quand j'écris mais c'est au final très commun, le coup de l'auteur un peu provoc'.

J'essaie seulement. Je ne cherche pas à vous satisfaire, jamais. Je n'écris que pour moi, que vous regardiez ou pas je m'en fous totalement, que ça vous plaise ou pas, c'est pareil. Je ne vis que pour moi du côté de mes textes et de certains de mes dessins, je suis un Egoïste Artistique.

Et je vous emmerde, autant que je vous aime.
Bonne visite.

Cordialement, amicalement, amoureusement, respectueusement, Veuillez reçevoir mesdames messieurs, l'expression écrite de mes sentiments Ô combien distingué.

F.