Le bateau s'avançait. Il perça les nuages et apparut, magnifique dans le ciel. Vincent l'avait attendu là, patiemment, en regardant le vent danser. Le vaisseau s'immobilisa à flanc de roche et le petit garçon grimpa dedans. Lentement, il sentit les voiles se gonfler, la coque craquer, de la proue à la poupe. Il sentit le mouvement lent des choses majestueuses qui se meuvent, et vit la falaise s'éloigner. Sa tente de fortune était bien loin maintenant, il se sentait libre, les embruns aériens lui fouettaient le visage et il souriait, sur son navire. Combien de temps avait-il mis à venir ? Vincent ne saurait le dire. Il savait juste que l'embarcadère était là, il y a vécu tant que le bâtiment ne se présentait pas. Mais maintenant il était là, et bien là, il avait juste eu à faire un pas et à attendre que la physique ne l'attire vers des profondeurs oniriques où les rêves sont le Monde.
La suite du voyage de Vincent ici
jeudi 3 février 2011
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Incroyable comme vos mots sont un délice! Et je tiens à dire que je n'ai pas oublié. Je façonne toujours votre lettre.
RépondreSupprimerÀ Bientot.