mercredi 30 septembre 2009

La liste des choses à faire absolument avant de mourir

1. Voyager comme un vagabond.
2. Entrer aux beaux-arts.
3. Faire un concert dans un café.
4. Jouer de la guitare avec des inconnus.
5. Prendre une photo où l'on verrait un orchestre entier jouer dans un champ.
6. Lire toute une bibliothèque.
7. Acheter un costume 3 pièces et un haut de forme de 1 mètre.
8. Avoir un appartement sous les toits.
9. Courir sur les toits de Paris.
10. Jouer le rôle d'un fou.
11. Gagner au moins une partie d'échec contre mon père.
12. Apprendre à chanter.
13. Faire un saut en parachute.
14. Avoir un petit voilier
15. Apprendre quelque chose à quelqu'un que je ne connais absolument pas.
16. Manger du ragoût de boeuf.
17. Ecrire.
18. Dessiner.
19. Eviter de mourir comme un con (genre en s'étouffant avec un os de poulet ou en tombant d'une échelle)
20. Aller boire un coup avec Gainsbourg, Desproges, Louis Armstrong, Coluche et tout le reste de la bande si le numéro 19 échoue.
21. Pouvoir enfin réussir des portraits.
22. S'allonger près d'une rivière et écouter l'eau couler.
23. Faire un article plus léger et plus peace.
24. Peindre le portrait de Dorian Gray
25. Revoir une oeuvre de Keith Haring
26. Acheter des timbres.
27. Peindre un tableau immense.
28. Prendre l'avion.
29. Ecrire un livre.
30. Finir l'histoire de Monsieur Bleu.

To Be Continued.

dimanche 13 septembre 2009

"j't'ai rapporté des caresses, où est-ce que je les pose ?"

Je voudrais plonger dans une grande bassine d'eau froide. Un de ces univers immenses et vides. Où la musique est profonde est languissante. D'immenses animaux marins passeraient lentement à côté de moi, on ne verrait pas le fond. Plonger dans un vide bleu marine. Sentir une apesanteur aquatique et se laisser envelopper par un froid intemporel. L'écho. N'entendre que lui.
Comme une sorte de nouvelle vie, oublier toute notion de société, juste moi et l'eau, rien d'autre. Rien. Le soleil n'existe plus, les autres n'existent plus, la mort n'existe plus, seuls existent les créatures marines, l'eau, le froid, la musique et moi.
Vivre éternellement dans cette sphère glacée placée au milieu d'un Infini.
Et rester là, à voler perpétuellement.

dimanche 6 septembre 2009

We don't need no thought control

"Ca se voyait tant que ça ? s'inquiéta le vieux petit garçon.
-Non, non, je te rassure. A peine. C'était presque aussi discret que les costumes de Nounou..."

Bon, qu'est-ce que je vais pouvoir vous dire aujourd'hui ? Mis à part que la citation juste au-dessus n'a aucun rapport avec le texte qui va suivre ? Non je sais. Je vais vous dire qu'aujourd'hui il fait beau, que j'ai un médiator violet et transparent. Que j'ai mangé à peine ce midi. Que j'ai pas faim pour autant, que ma guitare est jolie et que le soleil dans un ciel bleu c'est beau. Je vais vous dire que j'ai pas envie que ça s'arrête un dimanche ensoleillé comme ça, je vais vous dire que rien que ces mots "dimanche ensoleillé" portent tellement de souvenirs depuis que je suis tout petit que je suis heureux rien que de les écrire, les lire, les entendre. Que j'ai trois carnets à finir. J'ai envie de vous dire à tous que j'ai une sorte de boule dans le ventre qui alimente en permanence un sourire sur ma tronche, on appelle ça un bonheur. C'est très dangereux, ça rend heureux.

Bordel, je voudrais redevenir enfant juste aujourd'hui. Redevenir un chevalier sans peur avec une épée en bois et on aurait dit que j'avais une armure magique. Courir dans la forêt contre l'ennemi avec 100 million d'hommes derrière moi qui seraient prêt à en découdre avec cette armée de démons mais en réalité c'est un copain mais on aurait dit que c'était le roi des démons. Je veux revenir à la maison à 16h00 complètement essoufflé et manger un sandwich à la confiture de fraise, se laver les mains pour pas que ça pègue et retourner dans la forêt se faire des bleus et des égratignures en rigolant bien et en disant qu'à la fin on fait la paix.
Je veux sentir cette boule dans la gorge en faisant mon cartable et en me disant que l'école c'est nul et que je vous le demande, à quoi ça sert une division et en maudissant cet imbécile de Charlemagne.
Manger un pain au lait avec du chocolat tout écrasé à dix heures en jouant aux billes et se mettre bien en rang en tenant la main d'une amoureuse à qui on n'a jamais dit je t'aime parce qu'on n'osait pas. Et être tout heureux et tout timide juste parce qu'on lui tient la main. Connaître par coeur "le cancre" de Jacques Prévert et sourire comme un fou quand c'est l'heure des mamans.
Rentrer chez soi, faire ses devoirs en tirant la langue sur le côté quand on écrit, colorier des dessins au crayon de couleur et courir vers son papa quand il rentre de l'étude. Bien finir toute son assiette pour pouvoir regarder la télé cinq minutes et s'endormir pour partir dans un monde inconnu de la science.

Ouais, je veux refaire ça.

vendredi 4 septembre 2009

Non, pas de titre, j'en reçois bientôt vous inquiétez pas.

Je suis dans l'obscurité. Enveloppé dans un écrin noir et chaud. Je le sens qui se resserre. Je m'enfonce dans un lac. J'entends quelqu'un respirer dans le noir, très loin et très proche. Le lac disparaît, le velours sombre aussi. C'est moi qui respire. L'eau est froide, noire, opaque et translucide en même temps. Elle disparaît et je ne sens ni ne vois plus rien, et là, dans une absence totale de lumière, oubliant tout, mes rêves et mes cauchemars, je m'endors.

mercredi 2 septembre 2009

Robert Allen Zimmerman

"And you better start swimming or you'll sink like a stone, for the times they are a-changin"

S'adapter aux temps qui changent. Mouais, enfin maintenant ça change plus trop. Enlève tes écouteurs. Eteins ton iPod Nano-Chromatique de 8 Gigaoctets, crée par Apple, designed en Californie et assemblé en Chine.

Tu es ici totalement par hasard. Il y avait une chance sur je sais pas combien de millions pour que tu viennes au monde et devenir tel que tu es en ce moment. La notion même de vie est un pur hasard. Enfin non, c'est le fruit d'une causalité, un peu comme tout. Mais imagine le nombre de probabilités. Un seul truc changeait et tu pouvais ne jamais exister.
D'ailleurs tu es absurde, tu viens au monde. Et tu meurs, en ayant plus ou moins grandi entre les deux. C'est stupide, on sait pas pourquoi t'es là, tu arrives, tu fais coucou au monde et tu t'en vas.
Ca n'a pas de sens.

Tu nais, tu grandis un peu, tu découvres, si t'es "normalement constitué", qu'un arbre c'est en bois, que le ciel est bleu et que la terre est plate. Tu apprends à connaître la mort, l'ivresse des sensations, les p'tits bonheurs, la chance, le partage, l'amitié, l'Amour, bref toute ces conneries qui s'appellent la vie et qu'on voit dans les livres d'image en n'y croyant jamais. Alors que c'est pour de vrai.

Le lecteur va se dire ici "Pourquoi ce petit con -vous me flattez- me raconte-t-il des choses que je sais déjà ?" Parce que je ne sais pas quoi écrire, mais que j'ai promis quelque chose de pas trop déprimant à une gens, je lui ai dit aussi que j'improvise totalement mes textes. Donc elle ne sera pas (trop) choquée de voir un truc aussi décousu que ça. Elle me connaît un peu quand même.

Well there's far too many questions to ask,
To answer all of them tonight.
For I wear, too many masks,
To tell if any of them are wrong or right.
And confusion casts a shadow upon me,
Like a great big cloud in the sky.
And now I pray for rain
Cause it's been so long since I let myself cry ~